ACTE PREMIER
Aussi je l'ai mis à la porte assez vertement!
HENRIETTE
C'est-à-dire que c'est moi qui l'y ai mis...
BLANDINET.
C'est toi... ouil mais je t'ai dit : « Je ne veux plus le foirî... Qu'il parte 1... » et tu t'es chargée de la question de détail...
LÉONCE
Et vous, vous lui avez fait remettre cent francs par Joseph, au moment de partir.
BLANDINET.
Joseph est un bavard!... (a Léonce.) Donne-moi à boire.
LÉONCE, lai versant à boire.
Dites donc, mon père, hier à la Bourse, il courait de mauvais bruits siu* votre banquier, M. Turneps... On le dit malade...
BLANDINET.
Ahl le pauvre homme!... j'irai lui porter ma carts.
LÉONCE
Non!... malade... dans ses affaires!
BLANDINET.
Vraiment?... Ah! ça me fait beaucoup de peine...
LÉONCE
D'autant plus que vous avez chez lui trois cent mille francs en compte courant.
i/est vrai!
LÉONCE
Et ni vous vouUez m autoriser à les retirer ?.•
BLANDINET.
Oh!... comme ça, tout de suite?... ça pourrait le biesser
LÉONCE
Cependant...
BLANDINET.
Il faudrait lui reprendre ça tout doucement.., sans avoir l'air... par cinq cents francs..
LÉONCE, à part.
Ça n'en finira pas!...
BLANDINET.
A propos, on m'a dit que M. Mizabran, mon bottier, était venu ce matin...
HENRIETTE
Oui, il doit repasser... Encore un de tes locataires... qui te paye en phrases !
Joseph entra avec un plateau sur lequel te trouvent le café et les taasaa.
BLANDINET.
C'est un père de famille... et, après tout, il ne me doit que six termes!...
Joseph retire le* assiettes et place devant chaque pemonne !es tasses à café, puis le sucrier.
LÉONCE
Six termes!
BLa.^DINE'
Oui..., mais il me donne des à-comptes... La semaine dernière, il m'a encore apporté trois paires de botte?
HENRIETTE
Que tu ne lui avais pas commandées..