ACTE PREMIER
BLA.NDINET.
A quoi?... à laisser pousser ses moustaches? est-ce que ça rae regarde?
FRANÇOIS
Diable! tu fais bon marché de ton autorité.
BLANDINET.
Ton fils en porte bien ?
FRANÇOIS
Lui?
BLANDINKT.
n me semble que... (Regardant Tiburce, et à part.) Tiens! il les a coupées!
FRANÇOIS
Et qu'est-ce que tu fais de ce grand garçon à moustaches?
BLANDINET.
Il est avocat I
LÉONCE
Je suis avocat.
Comme son cousin.
FRANÇOIS
Plaide-t-il?
LÉONCE
Oh! pas encore...
FRANÇOIS
Ahçà! ils ne plaident donc pas les avocats à ParisI.^.A quoi t'occupes-tu?
BTANDINET.
ûamef... il se promène... il va dans le monde.
TIBURCE, à son père.
La... VOUS voyez.,.
FRANÇOIS, à TiLuroe.
Chut! n'écoute pas ça, toi!
BLANDINET.
Et puis il m'aide à gérer mes propriétés. Il a ma procuration,
FRANÇOIS
Ce n'est pas fatigant !
LÉONCE, àpart.
De quoi se mêle-t-il?
Il descand à ganch^.
FRANÇOIS
Moi, je pose en principe qu'à vingt ans un jeune homme est un homme... et ne doit plus rien coûter à ses parents ! (a Tiburce.) Écoute ça, toi !
TIBURCB.
Oui, papa...
BLANDÎNBT.
Comment! rienî avec quoi veui-tu qu'il vive?...
FRANÇOIS, montrant Tiburce.
Tu vois bien ce bonhomme-là... A vingt ans et un jour, je lui ai coupé les vivres radicalement... je lui ai dit : « Tu es un homme... tire-toi d'aftaires... » et il s'en est tiré... iJ a pioché... il donne des leçons de droit... des répétitions... enfin il gagne de l'argent ! Est-ce vrai?
TIBURCE
Oui, papa.
blakdinet.
Tu lui envoies bien quelque petite chose?...