ACTE PREMIER
FRANÇOIS
Cinq louis à ma fête et cinq louis au jour de l'an... je les lui place sur ma maison, en lui tenant compte des intérêts à dix pour cent..* que je replace encore.
BLÀNDINET.
Ça Jrui fait une belle jambe !
Il a bien tenté, la première année, de me tirer quelques ceirottes... il m'écrivait des histoires romanesques pour m'attendrir... je ne lui répondais que deux mots : « Je la connais, celle-là l... à toi de tout cœuri »
BLANDINET.
Et il t'aime?
FRANÇOIS
Comment, s'il m'aime! (Brusquement, èTiburce.) M' aimes-tu î
TIBURCE
Oh! oui, papal...
FRANÇOIS
La... tu voisl
BLANDINET, i part.
Je crois bien!... il lui demande ça avec une trique!
FRANÇOIS
Et le tien?.., qu'est-ce que tu lui donnes par mois T
LÉONCE, à part.
Q est indiscret, l'oncle d'Elbeuf !
BLANDINET.
Mais damel... ce qu'il me demande... nous ne comptons pas...
LÉONCE
Quand je n'ai plus d'argent, je le dis à mon père.. II. it
Z0« LRS PETITS OISEAUX-
TTBURCE.
A la bonne heure !
FRANÇOIS, à Tiburce.
N'écoute pas ça, toi! (Répétant la phrase da Léonce.) « Quand
je n'ai plus d'argent, je le dis à mon père... » ça doit bien aller... merci I
BLA.NDINET.
Léonée est très-raisonnable...
FBâNÇOIS, montrant Tiburce.
Quand ce gaillard-là est venu au monde, je lui ai ouvert un compte... le compte Tiburce... Sais-tu ce qu'il m'a coûté depuis sa naissance ?
BLÀHDIIIBT.
Non!
FRAÎIÇOIS.
Douze mille francs!... regarde-moi çal
BLANDINET.
C'est pour rien... tout compris?
FRANÇOIS
Tout!... douze mille francs et vingt centimes d*un port de lettre pour lui annoncer que je ne lui enverrais plus rien.
BLANDINET.
Mon compliment !... Léonce m'en coûte au moins le double...
Vingt-quatre mille francs 1 ça!
BLANDINET.
Oh! je ne îes regrette pasl... je me suis donné là un brave garçon... un amil