ACTE PREMIER. 2i
BLANDINET.
Ah! merci 1... tu m'as fait peur.
AUBERTIN
Quoi (loac?
BLAISDINET.
Je craignais de ne pas pouvoir te les prêter.
AUBERTIJJ.
Comment! toi?
BLANDINET.
Parbleu 1
AUBERTIN
Eh bien, non!... non, je ne veux pasl
BLANDINET.
Pourquoi ?
AUBERTIN
Parce que... si mon navire n'arrive pas, jô ne suis pas sûr de pouvoir te les rendre...
BLANDINET.
Où serait le mérite si tu étais sûr de me les rendre ? Autant prêter à la Banque de France alors!...
AUBERTIN
Mais...
BLANDINET.
Voyons, mon ami... Gustave!... pas d'enfantillages I
AUBERTIN, Boariant.
Gustave!
BLANDINET.
C'est le nom que je te donnais autrefois... à la pension... t'en souviens-tu?... En vieillissant, on perd son petit
Qom... on a psur d'être ridicule... Mais, quand on se trouve seul... sans témoin... avec un vieil ami... c'est si bon de s'appeler comme autrefois!... Dis donc... il n'y a personne... appelle-moi Edmond... ça me fera plaisir...
àUBERTIN, lai sautant au cou.
Edmond I
BLANDINET.
Gustave! (ns ■♦embraasent.) Ah! ça me rajeunit!
AUBERTIN
Quel cmii tu fais !
BLA5DINET.
Gustave, ne dis donc pas de bêtises! Je vais consulter mon portefeuille... et après-demain, à midi, tu auras ton affaire... Quant à ton coton, il arrivera... il passera à la barbe des Américains! On leur en passera bien d'autres, aux Américains I
11 sort par la gauche