ACTE DEUXIEME
MIZABRÂN.
Monsieur, je vous apporte vos bottes
BLANDINET.
Chut! si ma femme vous entendait...
JOSEPH, qui vient d'entrer.
Il y a plus d'une heure que madame est sortie... elle est au bain...
MIZABRÂN.
Regardez-moi cela.
n lui donne une botte, puis repose l'autre à droite. BLANDINET, prenant la botte.
C'est bien, Mizabran; et c'est bon?
MIZABRAN.
Ohl monsieur... examinez cela... tout ce qu'il y a de meilleur en qualité...
BLANDINET, à part.
Il a une bonne figure... ça fait plaisir à regarder.
MIZABRAN.
C'est du veau, et du veau de Bordeaux.
BLANDINET.
Oui, ça me parait bon. (Apercevant le deuxième bottier qui
ire.) Encore un bottier I C'est donc la journée aux bot-
rs?
JOSEPH, au deuxième bottier, qui se dirige à gauche.
M. Léonce ne tardera pas à rentrer... si vous voulez l'atiidre.
Ld deuxième bottier pose les bottiaes sur la' chai^se. BLANDINET.
Ah! celui de mon fils!... il a aussi une bonne figure... anaut les bottines.) Ahl voilà de jolics chaussurcs... II 14
ut LES PETITS OISEAUX.
Ll DEUXIÈSfB BOTTIER, accent allemand.
Je prie monsieur d'examiner ia qualité... c'est du veau...
de Bordeaux... (Montrant la b-^tU qa« tient BUndinet.) Et VOilà
le la vache.
BLANDINET, étoani.
Comment l mes bottes...?