SCÈNE III
HENRIETTE, BLANDINET, puis JOSEPH, puis PRUDENCE, puis LÉONCE.
HENRIETTE
Mais pourquoi ces défiances, ces soupçons?
BLANDINET.
La viefet une promenade... j'ai reconnu que le chemin était mauvais... et je porte des lunettes!
HENRIETTE
Tu vas te rendre malheureux pour des misères...
BLANDTNET.
Du toutl... J'en ai pris mon parti!... je suis très-gai I... j'éprouve un plaisir acre à suivre à la piste toutes les petites gredineries de mes semblables... j'étudie les animaux nuisibles.
Peux-tu parler ainsi de gens qui t'estiment, qui t'aiment, qui t'ouvrent leurs maisons...
BLANDINET.
Mais l'araignée aussi ouvre ses salons aux bonnes petites mouches qui passent..
HENRIETTE
Ohl quelle comparaison!
BLANDINET.
Vois-tu, je serais bien heureux... mais bien heureux !. si quelqu'un venait me demander un service...
HENRIETTE
A la bonne heure, je te reconnais!
BLANDINET.
Oui... je le refuserais... avec sensualité I
HENRIETTE
Comment 1
BLANDINET.
Ahl je commence à comprendre le bonheur qu'oc éprouve à désobhger ses contemporains !
HENRIETTE, rUnt.
Mais c'est de la férocité !
BLANDINET.
Du tout! C'est de la civihsation... Tiens! voilà ton hvrt de dépenses... (n le lai remet.) Ah! tu ne sais pas, moc chapelier... c'est un voleur!
HENRIETTE, prenant le livre, le pose sur la table et passe à droit*.
Par exemple !
BLANDINET.
Je viens d'en acquérir la preuve... il me compte quatre chapeaux cette année... et je n'en ai pris que deux... upère de famille ! c'est très-drùle :
HENRIETTE
U y en a deux pour toi, et deux pour Léonce.
BLANDINET.
Ah! tu es sûre?