‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 198 sur 348 · ACTE TROISIEME. M · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME. M

AUBERTIN, tirant an papier de sa poche, à Blandinct.

Tiens, signe-moi ça!

BLANDINET.

Quoi?

AUBERTIN

Un acte d'association !

BLANDINET.

Encore! (Lui sautant au cou.) Ah! Gustavel (a part, pleuraijî at s'Bssuyant les yeux avec les actes d'association.) Et j'ai dit Cju'il

ne reviendrait pas ! Ah ! il faut croire aux amis !

AUBERTIN

Maintenant, voici Laure qui attend que tu veuilles bien demander sa main...

BLANDINET.

Ohl ça ne se peut plus! Léonce n'a pas de dot...

AUBERTIN

Pardon, il en a une... il a pour dot les cinquante mille francs que tu voulais me prêter...

BLANDINET, vivement.

Ne parlons pas de ça !

AUBERTIN

Parlons-en, au contraire ! je les lui constitue comme apport!

BLANDINET, à part.

Mon Dieu, que les hommes sont bons !

LAURE

D'ailleurs, je me trouve assez riche pour deux... et, s'il le faut, je me priverai...

m LES PETITS OISEAUX.

BLANDINET.

Te priver! pauvre petite! (a part.) Mon Dieu, que les femmes sont bonnes I

AUBERTIN

Et puis tout n'est peut-être pas désespéré, M. Turneps, ton banquier, vient d'être arrêté à la frontière de Belgique...

LÉONCE

M. Turneps...

BLANDINET.

Tu sais... les trois cent mille francs?

Mais ils ne sont plus chez lui... Muni de votre procuration, je les ai retirés avant-hier... ils sont à la Banque I

TOUS

Ah!

BLANDINET.

Est-il possible! je suis... je suis riche 1 Mizabran! je vous rendrai vos deux termes !

MIZABRAN.

Ca ne presse pas... demain.

BLANDINET, à Joseph.

Joseph! je double vos gages! (a sa femme.) Tu auras de> diamants! (a Léonce.) Un cabriolet!

AUBERTIN

Eh bien, tu es content?

BLANDINET.

Olil oui! (Le regardant.) G'est-à-dire nonl

Page 1