ACTE TROISIEME. M
AUBERTIN, tirant an papier de sa poche, à Blandinct.
Tiens, signe-moi ça!
BLANDINET.
Quoi?
AUBERTIN
Un acte d'association !
BLANDINET.
Encore! (Lui sautant au cou.) Ah! Gustavel (a part, pleuraijî at s'Bssuyant les yeux avec les actes d'association.) Et j'ai dit Cju'il
ne reviendrait pas ! Ah ! il faut croire aux amis !
AUBERTIN
Maintenant, voici Laure qui attend que tu veuilles bien demander sa main...
BLANDINET.
Ohl ça ne se peut plus! Léonce n'a pas de dot...
AUBERTIN
Pardon, il en a une... il a pour dot les cinquante mille francs que tu voulais me prêter...
BLANDINET, vivement.
Ne parlons pas de ça !
AUBERTIN
Parlons-en, au contraire ! je les lui constitue comme apport!
BLANDINET, à part.
Mon Dieu, que les hommes sont bons !
LAURE
D'ailleurs, je me trouve assez riche pour deux... et, s'il le faut, je me priverai...
m LES PETITS OISEAUX.
BLANDINET.
Te priver! pauvre petite! (a part.) Mon Dieu, que les femmes sont bonnes I
AUBERTIN
Et puis tout n'est peut-être pas désespéré, M. Turneps, ton banquier, vient d'être arrêté à la frontière de Belgique...
LÉONCE
M. Turneps...
BLANDINET.
Tu sais... les trois cent mille francs?
Mais ils ne sont plus chez lui... Muni de votre procuration, je les ai retirés avant-hier... ils sont à la Banque I
TOUS
Ah!
BLANDINET.
Est-il possible! je suis... je suis riche 1 Mizabran! je vous rendrai vos deux termes !
MIZABRAN.
Ca ne presse pas... demain.
BLANDINET, à Joseph.
Joseph! je double vos gages! (a sa femme.) Tu auras de> diamants! (a Léonce.) Un cabriolet!
AUBERTIN
Eh bien, tu es content?
BLANDINET.
Olil oui! (Le regardant.) G'est-à-dire nonl