ACTE TROISIEME. îî
TOUS
Pourquoi donc?
BLANDINET.
Ah! pourquoi? parce que jai fait une chose.... que je ne vous dirai jamais 1 Ah! Gustave! mon vieux Gustave, je suis un gueux!... un misérable! j'ai douté de l'amitié, de ma femme, de mon bottier... un ange!
MIZABRAN, se rapprochant.
Oh! monsieur...
BLANDINET.
Pas vous... ma femme!... de M. Brébantl
FRANÇOIS
A propos! j'ai mangé des crevettes, je m'en souviens I
BLANDINET.
Lai c'est bien fait! enfin, j'étais devenu méchant, soupçonneux, (a Laure.) Je ne croyais plus à nos petits oiseaux!
LAURE
Oh! comme vous deviez être malheureux 1
BLANDINET.
Oh! oui! mais je suis corrigé maintenant... Aussi qu'on vienne me demander un service, qu'on vienne m'emprunter de l'argent... et on verra!
FRANÇOIS, bas et vivement.
Chut! Tiburcel
BLANDINET.
C'est bien pour lui que je dis ça, ce brave garçon! voyez-vous, mes enfants, j'ai bien réfléchi, je connais le monde à présent... depuis cinq minutes! Eh bien, en supposant qu'il y ait quelques hommes qui ne soient pas
complètement parfaits... c'est une supposition 1 pour êtrî
heureux, iJ faut savoir faire deux choses...
Ouvrir les yeux et fermer les serrures...
BLAKDINET.
Non!... fermer les yeux... et ouvrir les mains.
FiB CES PETIT» OISIALX
LA
COMEDïii
SN DEUX A.CTKS, BN PROSK
ntèe pour U premi<>re foi», à Paris, sur k théfttre du GviinaseoRAïf AT I QD E, le 19 octcbc» 1861.
SOLLABORATSUa : lu. MAP^TIN
PERSONNAGES