‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 204 sur 348 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

SàLINGEAR; prenant des billets de banque dans un tiroir du bureau.

Oui... il a de la famille... Tiens, prends ces quatre mille û-ancs.

Madame malingeah.

Pour quoi faire?

MALINGEAR.

Nous avons fait renouveler notre meuble de salon, et c'est aujourd'hui que le tapissier doit venir toucher sa note.

MADAME MALINGEAR, prenaat les billets de banqu-

Ah! c'est juste... Eh bien, ce client?

Elle se lève.

MALINGEAR.

Ahl que tu es curieuse!... C'est un cocher de la maison qui a reçu un coup de pied de cheval... lai

MADAME MALINGEAR.

Un cocher?... Mon compUment!... Demain, on viendra Va chercher pour le cheval.

MALINGEAR.

Plaisante tant que tu voudras! mais je suis enchanté d'avoir donné mes soins à ce brave garçon... En causanî avec lui, j'ai appris des choses...

MADAME MALINGEAR.

Quoi donc?

MALINGEAR.

On jase sur notre maison.

MADAME MALINGEAR.

Sur nous?... Que peut-on dire?

MALINGEAR.

Pas sur nous ; mais sur ce jeune homme qui "vient tous les jours faire de la musique avec ta fille.

MADAME MALTNGEAR.

M. Frédéric? dont nous avons fait connaissance i'élé Jernier aux bains de mer de Pornic?

MALINGEAR.

On dit que c'est le prétendu d'Emmeline. Hier soir, chez le concierge, on a même fixé le jour du mariage.

MADAME MALINGEAR.

Ah I mon Dieu !

MALINGEAR.

Tu vois qu'il est quelquefois bon de soigner les cochers.

MADAME MALINGEAR.

Que faire?...

MaLINGÈAR.

Il faut trancher dans le vif... Certainement .-. Frédéric est très-gentil, très-distingué...

MADAME MALINGEAR.

Ah! charmant?

MALINGEAR.

Et c'est fort aimable à lui d© venir tapotar notre piano sept fois par semaine ; mais il faut qu'il s'explique... li err?, temps, grand temps!...

MADAME MALINGEAR.

£omment?...

MALINGEAR.

Emmeline est triste... elle ne mange plus.

MADAME MALINGEAR-

Si je faisais venir le médecin?

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