‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 207 sur 348 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MALINGEAR.

Monsieur Frédéric, vous avez trop d'esprit pour ne pa^^, rompendre que vos visites assidues dans une maison...

ïJMMELINE, entrant de la droite.

Conjour, papal

MALINGEAR, bas.

Chutl... ma fille!

Frédéric se lève.

MADAME MALINGEAR.

Vous nous disiez, monsieur, que cette romance faisait fureur?...

MALINGEAa.

De qui est la musique?

D'im Suédois.

EMMELÏNE.

Comment s'appelle-t-elle ?

FRÉDÉRIC

Le Premier Soupir.

MALINGEAR, vivemeiii.

l/ime mère..»

MADAME MALINGEAR, de môm«.

Four son enfant.

EMMELINE

àh! que ce titre est longl

MADAME MALINGEAR.

Emmeline, j'ai oubl/é mon coton sur l'étagère, dans ma chambre, va me le chercher.

EMMELIHE.

Oui, maman.

Elle sort; Frédéric se MALINGEAR, À Frédéric.

Je VOUS disais donc que vos visites assidues, dans une maison où il y a une jeune fille, pouvaient paraître étranges à certaines personnes... Et, ce matin encore, un de mes clients... un...

MADAME MALINGEAR.

Un banquier...

Mais, monsieur... il me semble que ma conduite a toujours été...

MALINGEAR.

Parfaite... je le reconnais... Mais, vous savez, le monde

et^t prompt à interpréter...

EMMELINE, reutrant.

Maman, voilà ton coton.

MALINGEAR, changeant de ton.

C'est un fort joli sujet de .romance... cette mère près du berceau de sa fille... et qui soupire.

MADAME MALINGEAR.

C'est délicieux.

MALINGEAR.

On en ferait presque une pendule... en bronzi»

MADAME MALINGEAR.

Emmeline, j'ai cassé mon aiguille à broder, va m'en chercher une autre

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