‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 261 sur 348 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

RÂTINOIS.

Et vous?

MALINGEAR.

Moi?... J'offre la garniture de cheminée du salon.

RATINOIS, étonné.

Ahl (a part.) n faut lui mettre les points sur les i! (Haut.) Malingear, il faut nous dire ime chose... c'est que tout a augmenté.

MALINGEAR.

C'est vrai ; et tel qui était à son aise autrefois avec dix mille francs de rente, se trouve aujourd'hui fort gêné.

VoUà! Et nous ne voulons pas que nos enfants soient gênés?

MALINGEAR.

Certainement nous ne le voulons pas.

RATINOIS.

Voyez-vous votre fille, votre fille chérie, obligée de regarder à s'acheter une robe ou un cachemire?

MALINGEAR.

Et votre fils. . . votre fils unique, réduit à vivre d'expédients?

RATUSOIS.

Oh! ne parlons pas de mon fils... un homme se tire toujours d'affaires... Mais elle... la pauvre enfant I... qui est votre joie, votre amour. . . car vous l'aimez bien^ votre fille?

•MALINGEAR.

Presque autant que vous aimez Frédéric.

58ï< LA POUDRE AUX YEUX.

RATINOIS.

Oui. . . Ne parlons pas de Frédéric. . . parlons d'Emmeline... n faut lui faire, à cette enfant, une existence de soie et d'or.

MALINGEAR, pénétré.

Oii 1 merci pour elle !

RATINOIS.

D'où je conclus qu'il y a lieu d'augmenter la dot.

C'est tout à fait mon sentiment.

RATINOIS.

Eh bien... fixez vous-même... Taccepte d'avance.

MALINGEAR, à part.

Ah! très-bien!... Parlez-moi des commerçants. (Haut.) Je pense qu'en donnant cent cinquante mille francs. . .

RATINOIS.

Ahl Malingear... ce n'est pas assez 1

MALINGEAR,

Alors, mettons deux cent mille.

RATINOIS, »e levant.

C'est convenu I Moi, je donne l'argenterie, et vous de\ix cent mille...

MALINGEAR, se leTant.

Comment I... C'est vous qui les donnez.

RATINOIS.

Moi? Par exemple!

JIALIKGEAl.

Pourquoi moi et pas vous?...

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