ACTE DEUXIÈME
RATINOIS.
Parce que, dans votre position... un homme qui a voiture, loge aux Italiens et un chasseur!
MALINGEAB.
Mais vous avez aussi une voiture, une loge aux Italiensj t un nègre ... ce qui est plus cher 1
RATINOIS.
Moi, moi!... Ce n'est pas la même chose t
MALINGEAR.
Pourquoi?... A moins que vous n'affichiez un luxe audessus de votre position?. . .
RATINOIS.
Du toutl Elle est superbe, ma position!... Elle est magnifique, ma position!
MALINGEAR.
Eh bien, il est de toute justice que nous donnions autant l'un que l'autre. . . Chacun deux cent mille francs. . . (a part.) J'ai vingt-deux mille livres de rente, il m'en restera douze.
RATINOIS, à part.
Saprelotte ! j'ai dix-sept mille livres de rente, il ne m'en restera que sept ! C'est impossible !
MALINGEAR.
Vous hésitez... pour une misérable question d'argent?
HATINOIS.
Je n'hésite pas! Cent mille francs de plus ou de moins... qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse? J'offre trois cent mille francs 1 Voilà comme j'hésite!
MALINGEAR, étonne.
Hein 1 . . , trois cents?. . .
RÀTINOIS, à part.
Je vais le pousser jusqu'à ce qu'il recule. . . et, alors, je romps ! . . . (Haut.) Vous reculez?. . .
MALINGEAR.
Du tout, je réfléchis. . . (a part.) Trois cent mille francs, c'est impossible I. . . Il n'y a qu'un moyen; c'est d'élever la dot jusqu'à ce qu'il dise non. . . Alors, tout sera rompu.. . (Haat.) Je propose quatre cent mille.
RATINOIS.
Ce n'est pas assez. . . Cinq cent mille I...
MALINGEAR.
Ce n'est pas assez. . . Six cent millel...
BATINOIS.
Ce n'est pas assez...