SCENE PREMIERE
HORACE, BERNARD, tous deux en costume de hussard.
HORACE, à Bernard, qui achève de ranger un service de porcelaine sur le guéridon.
Il n'y a rien de cassé ?
BERNARD
Rien, mon capitaine, tout est complet.
HORACE
Eh bien, c'est de la chance I un service de porcelaine que je cahote depuis Pékin...
BERNARD
Et par des chinois de chemins.
HORACE
Bernard!
BERNaTID,
Capitaine ?
HORACE
Qu'est-ce que tu penses de la Chine, toi?
Je pense que c'est un pays... éloigné.
HORACE
Ah '. Et tu n'as pas d'autre opinion ?
BERNARD
Ma foi, non î
HORACE
Après ça, le gouvernement ne t'en demande pas davan tage. (Regardant la pendule.) Neuf heuTesI... Je crois que ma tante ne tardera pas à se lever.
BERNARD
Ah! va-t-elle être surprise, cette brave dame! ..
uohac.e.
Et heureuse!... Je lui ai bien écrit que je donnais ma démission, et que je revenais ; mais nous ne comptions pa^ arriver si tôt... Hier soir, elle dormait...
BERNARD
Et mon capitaine a défendu de la réveiller.