‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 272 sur 348 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

HORACE, BERNARD, tous deux en costume de hussard.

HORACE, à Bernard, qui achève de ranger un service de porcelaine sur le guéridon.

Il n'y a rien de cassé ?

BERNARD

Rien, mon capitaine, tout est complet.

HORACE

Eh bien, c'est de la chance I un service de porcelaine que je cahote depuis Pékin...

BERNARD

Et par des chinois de chemins.

HORACE

Bernard!

BERNaTID,

Capitaine ?

HORACE

Qu'est-ce que tu penses de la Chine, toi?

Je pense que c'est un pays... éloigné.

HORACE

Ah '. Et tu n'as pas d'autre opinion ?

BERNARD

Ma foi, non î

HORACE

Après ça, le gouvernement ne t'en demande pas davan tage. (Regardant la pendule.) Neuf heuTesI... Je crois que ma tante ne tardera pas à se lever.

BERNARD

Ah! va-t-elle être surprise, cette brave dame! ..

uohac.e.

Et heureuse!... Je lui ai bien écrit que je donnais ma démission, et que je revenais ; mais nous ne comptions pa^ arriver si tôt... Hier soir, elle dormait...

BERNARD

Et mon capitaine a défendu de la réveiller.

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