ACTE TROISIÈME
PERRICHON, lisant.
Vu le procès-verbal dressé au bureau de la douane française par le sieur Machut, sergent douanier...
Majorin ramont»
ARMAND
Qu'est-ce que cela signifie?
PERRICHON
Un douanier qui m'a saisi trois montres... j'ai été trop vif... je l'ai appelé « gabeloul rebut de l'humanité 1... »
MAJORIN, derrière le gaéridoQ.
C'est très-grave I très-grave 1
PERRICHON, inquiet.
Quoi?
Injures qualifiée» envers un agent de la force publique dans l'exercice de ses fonctions.
MADAME PERRICHON et PERRICHON.
Eh bien?
MAJORIN
De quinze jours à trois mois de prison..,
TOUS
En prison!...
PERRICHON
Moil après cinquante ans d'une vie pure et sans tache... j'irais m' asseoir sur le banc de l'infamie? jamais! jamais!
MAJORIN, à part.
C'est bien fait! ça lui apprendra à ne pas acquitter les droits 1
PERRICHOH.
Ah ! mes amis, mon avenir est brisé.
î LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRlCflOW.
MADAME PERRICHON
Voyons, calme-toi!
HENRIETTE
Papaf
Du courage 1
ARMAND
Attendez I je puis peut-être vous tirer de là.
TOUS
Hein?
PERRICHOir.
Vous! mon ami... mon bon amil
ARMAND, alknt à lai.
Je suis lié assez intimement avec un employé supérieur de l'administration des douanes... je vais le voir... peutêtre pourra-t-on décider le douanier à retirer sa plainte
MAJORIN
Ça me paraît difficile I
ARMAND
Pourquoi? un moment de vivacité...
PSRRICBON.
Que je regrette 1
ARMAND
Donnez-moi ce papier... j'ai bon espoir... ne vous tour mentez pas, mon brave monsieur Perrichon!
PERRICHONy éma, lui prenant la main.
Ah I Daniel ! (se reprenant.) uou, Armand ! tenez, il faut que je vous embrasse 1
U» s'embr&asaai.