‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 81 sur 348 · ACTE QUATRIÈME. HT · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. HT

casion de sauver son semblable, sans danger pour lui, c'est un coup de maître! Aussi, depuis ce jour, je suis sa joie, sou triomphe, son fait d'armes! Dès que je parais, sa figure s'épanouit, son estomac se gonfle, il lui pousse des plumes de paon dans sa redingote... Je le tiens! comme la vanité tient l'homme... Quand il se refroidit, je le ranime, je le souffle... je l'imprime dans le journal... à trois francs la ligne !

ARMAND

Ah bah! c'est vous?

Parbleu l Demain, je le fais peindre à l'huile... en tête-àlête avec le mont Blanc! J'ai demandé un tout petit mont Blanc et un immense Perrichonl Enfin, mon ami, retenez bien ceci... et surtout gardez-moi le secret : les hommes ne s'attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu'ils nous rendent!

ARMAND

Les hommes... c'est possible... mais les femmes?

DANIEL

Eh bien, les femmes...

ARMAND

Elles comprennent la reconnaissance, elles savent garder au fond du cœur le souvenir du bienfait.

DANIEL

Dieu I la joUe phrase !

Heureusement, madame Perrichon ne partage pas les sentiments de son mari.

DAWÏEL.

La maman est peut-être pour vous... mais j'ai pour moi l'orgueil du papa... du haut du Montanvert ma crrvasse me protège 1

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