‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 117 sur 364 · SCENE HiriTÏÊME · texte numérisé non relu

SCENE HiriTÏÊME

BÉCAMEL.

A la bonne heure! vous m'avez l'air d'un bon diable!

I II lui tape légèrement sur le ventre.

BEAUDÉDUIT, se reculant et à part.

Cet homme est d'une familiarité...

BÉCAMEL, has, à Jurançon.

Mon cher, sa rondeur me plaît...

JURANÇON, bas.

Je te l'avais bien dit...

BEAUDÉDUIT, à part.

Ils chuchotent... je suis sûr qu'ils me traitent de piqueassiette !

BÉCAMEL, bas, à Jurançon.

Sonde-le adroitement... moi, je vais préparer ma fille...

BEAUDÉDUIT, à part.

Ils chuchotent toujours... c'est très-malhonnête... (Haut, vexé.) Je vous gêne peut-être.

BÉCAMEL.

Du tout! Je vous laisse avec Jurançon... un vieil ami.. . qui a toute ma confiance... et qui m'a donné sur votre nipralité et votre probité les meilleurs renseignements.

BEAUDÉDUIT, à part.

Des renseignements!... est-ce qu'il a peur que je as mette les couverts dans ma poche?

ENSEMBLE

AIR de Za Dernière Rose. (Polka-Mazurka de Heiatz.) BEAUDÉDUIT.

De ce vieillard l'humeur hospitalière Est familière, Même grossière 1 m. iO.

Par un refus j'aurais dû m'y soustraire. Du coin de l'œil je vois Son air narquois.

BÉCAMEL et JURANÇON.

De ce futur j'aime le caractère; Oui, je l'espère, n saura plaire.

Il est charmant et |^ ne pouvais faire

Pour ^^ fille, je crois,

Un meilleur choix !

Bécamel sort par la droite. Jurançon le reconduit jusqu'à la porte. Pendant ce temps, Beaudéduit a posé son chapeau et sa cravache sur le petit guéridon à gauche.

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