ACTE PREMIER. 2S
1ère... et elle m'a dit que j'étais un imbécile... Preuve que l'avais deviné juste!
CÉLIMÀRE.
Comme tu connais les femmes I
BOCARDON.
La mienne, surtout! je la devine... Alors, elle a ajouté que ton mariage n'était pas fait, qu'il ne se ferait pas...
CÉLIMÀRE.
Gomment !
BOCARDON.
es bêtises ! propos de femme vexée... Elle ne sait à qui s'en prendre... Ainsi la nouvelle cuisinière... celle que tu nous as donnée...
CÉLIMÀRE.
Eh bien?
BOCARDON.
Elle ne restera pas... Il y a eu des mots ce matin. Il faudra que tu arranges ça... Nous voulons aussi te consulter pour changer le papier de notre salle à manger.
CELIMARE.
Ah! mon ami, permets...
BOCARDON.
Pas aujourd'hui! marie-toi d'abord... et retiens-nous bien vite... car tu nous manques... Nous ne savons plus que faire...
CÉLIMÀRE, à part.
J^.ncore un qui croit que ça va continuer.
BOCARDON.
Jusqu'à Minotaure,.. tu sais, mon terre-neuve., il devient triste...
20 CÉLIMARE.
CÉLIMARE.
Ah ! pauvre bête !
BOCARDON.
Aussitôt qu'il t'apercevait, il se dressait sur ses pattes de derrière, comme ça. . . pour avoir un petit morceau de sucre ! Ah I tu l'avais bien dressé !
CÉLIMARE.
Oui... nous étions très-amis.
BOCARDON.
C'est au point qu'à peine si tu entrais sous la porte cochère, il se mettait... comme ça... il te sentait. Il faut que homme ait un joli parfum, tout de même!
Non ; mais l'odorat est tellement développé chez les chiens...
BOCARDON.
Enfin, mon pauvre ami, nos soirées sont longues... au lieu de ce bon bézigue que nous faisions tous les soirs...
CÉLIMARE.
Ah! oui... Tu es pour le bézigue, toi?
BOCARDON.
J'aime bien ça!
CÉLIMARE.
Il y en a qui préfèrent le domino.
BOCARDON.
Moi pas... Ah çà, je te quitte... je vais acheter des gants., ceux-ci ont craqué... A bientôt.
Il remonta
CÉLIMARE.
Adieu.