‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 18 sur 364 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BOCARDON va jusqu'à la porte de sortie et revient.

Ah!... à propos... ma femme m'a chargé de te demander ce que tu penses des Nord.

CÉLIMÀRE, étonné.

Ah bah! (a. part.) une lettre ! (Haut, voulant prendre le chapeau de Bocardon.) mais débarrasse-toi donc de ton chapeau.

BOCARDON, résistant.

Non... je m'en vais... il faut que j'aille acheter des gants...

CÉLIMARE.

Tu as le temps... tu les achèteras en allant à la mairie... Voyons, donne-moi ton chapeau... je le veux...

Il le prend.

BOCARDON', âpart.

Est-il aimable!... Voilà un ami.

CÉLIMARE.

Tu ne m'as rien dit de mon nouveau mobilier.

BOCARDON.

Tiens! c'est vrai... des meubles neufs!... c'est charmant !

Il tourne autour de l'appartement qu'il examine. CÉLIMARE, à part, visitant le chapeau.

Sous la coiffe... à gauche... (Tirant un billet.) Voilà... Que peut-elle me vouloir, à présent ? (a Bocardon.) Examine la pendule.

BOCARDON, regardant la pendule sur la cheminée.

Où as-tu trouvé ça ?

CÉLIMARE, s'oubliant.

Dans ton chapeau., (se reprenant.) chez Montbro I.c^

C'est gentil !

CÉLIMARE, lisant, à part.

« Monsieur, je ne qualifierai pas votre conduite... mais si vous êtes un homme d'honneur, renvoyez-moi mes let très avant midi... » (Parlé.) Ses lettres! saprelotte... je vienf de les brûler.,.

Page 1