‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 171 sur 364 · III · texte numérisé non relu

III

246 FRISliTT?;.

GAUDRION.

Pourtant, il a des droits... mon ami Gaudrion a des droits...

Aucun !

Je vous dis que si!

( FRISETTE.

GAUDRION.

Je VOUS dis que non !

GAUDRION.

Ah! mais...

FRISETTE.

Yapasd'a/i! ma^s... c'est comme ça!... Et, puisqu'il faut tout vous dire... car vous êtes d'une curiosité!... eh bien, lorsque je me suis trouvée seule à côté de cette pauvre créature abandonnée qui tendait vers moi ses petites mains suppliantes, comme pour invoquer mon cœur... je me suis dit:

AIR du vaudeville de l'Anonyme.

Allons, Frisette, allons, ma pauvre fille. Du ciel il faut accomplir les arrêts ; De cet enfant, sans appui, sans famille, Tu ne peux plus t'éloigner désormais!

La Providenc' qui veut que tout' misère, Rencontre un jour la pitié sur son chmin^, T'a confié les devoirs d'une mère En te plaçant auprès d'un orphelin.

GAUDRION, attendri.

Ahl mais c'est bien ça!

FRISETTE.

Et je l'ai adopté, c't enfaiit^ et je l'ai reconnu, et, pour

Page 1