‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 270 sur 364 · SCÈNE DIX-HUITIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX-HUITIEME

ÉLISA, bas.

Très-bien!

BERNARD

Qu'avez -vous donc?

ÉLISA

Rien... c'est mon mari qui insiste pour me faire accepter votre bras pour mardi...

CARBONNEL, stupéfait.

Moi?

BERNARD

A la bonne heure !

ÉLISA

Je vous préviens que je serai belle... très-belle! Et, si l'on danse... (Appuyant.) j'invite le colonel!

CARBONNEL, bas et vivement.

Non!... j'aime mieux rendre les clefs!

II les rend ÉLISA, bas. Merci! (Haut, à Bernai d, détachant un bracelet.) Colouel... VOici

votre bracelet.

CARBONNEL, bas.

Et l'autre!

ÉLISA, à son mari.

Mon ami... prête-moi ta bourse?

CARBONNEL, bas.

L'autroS

ÉLISA, bas.

Votre bourse?

CARBONNEL, la lui remettant,

La voilà !

ÉLISA

Merci! (Remettant le second bracelet à Bernard.) Colonel... CÀRBONNEL, à part.

Me revoilà avec mes sept francs !

ISIDORE, entrant, avec une note à la mais

Monsieur, il y a là un garçon frisé, de chez Véfour...

CARBONNEL, à part.

Ah! mon Dieu! la note!...

ISIDORE

Il dit que ces messieurs ont fait ouvrir les huitres.., qu'ils les ont mangées... (Présentant la note.) Total, cent soixante-neuf francs.

CARBONNEL, bas, à Élisa.

Rends-moi la bourse?

ÉLISA

Oh! que non!... (Donnant la bourse à Isidore.) Payez et rap-

portez-moi le reste.

Isidore sort.

CARBONNEL, avec une fureur concentrée.

Et devant lui !

BERNARD, à Élisa.

A quelle heure, madame, pourrai-je vous prendre demain, pour aller choisir ma corbeille?

CARBONNEL

Comment, votre corbeille!... vous vous mariez?

BERNARD

Je suis venu de Marseille exprès pour ça!

CARBONNEL

Vous étiez à Marseille?

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