SCÈNE TROISIÈME
FOURCHEVIF.
Et recueilli leur nom...
LA BAROxNNE.
Nous ne devions pas contrarier les habitudes du pays.
Tous deux se lèvent.
FOURCHEVIF.
Et puis, baron, c'est gentil, c'est agréable! ça nous permet de voir la noblesse des environs... Nous boudons nous complotons, nous parlons de nos ancêtres. (Montrant les portraits.) Voilà les mieus ; ont-ils des nez! Il faudra que je les fasse débarbouiller... je leur dois bien cela. Grâce à eux, à mes relations, je compte me présenter aux prochaines élections du conseil général.
Et plus tard, qui sait... à la députation
FOURCHEVIF, vivement.
Oh! non; il faudrait aller à Paris.
LA BARONNE. '
Eh bien?
FOURCHEVIF,
J'y connais tant de marchands de porcelaines ! Voyons^ et notre prétendu, quelle réponse?
LA BARONNE
Dame, c'est une mésalliance!
FOURCHEVIF, à part.
Elle est superbe, mafomme... Elle a toujours l'air de revenir des croisades!
LA BARONNE
Il y aurait peut-être un moyen.
FOURCHEVIF.
Lequel?
388 LE BAROr^ DE FOURCHEVIF.
LA BARONNE
Si M. Dandrin consentait à mettre une apostrophe à son nom!
FOURCHEVIF.
C'est juste, D, apostrophe, A, N, D'Andrin, c'est presque noble.
LA BARONNE
Crois-tu qu'il accepte?
FOURCHEVIF.
Parfaitement; il n'est pas fier. Je lui céderai deux ou trois ancêtres, et il sera des nôtres.