‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 293 sur 364 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

LA BARONNE

UnbaiUi?

FOURCHEVIF.

Depuis 1623, parce qu'il avait éternué!... Mais j'ai arrangé l'affaire... Il nous laisse son nom... à la condition que nous le ferons briller... que nous serons grands seigneurs!... Gomme si c'était difficile!... Et il va passer quelques jours avec nous... pour nous essayer...

LA BARONNE

Comment , nous essayer ?

FOURCHEVIF.

Oui, et, s'il trouve que nous ne sommes pas assez gentilshommes... le pacte est rompu!... Il faut Téblouir ! . . . il faut être splendides ! Voyons, qu'est-ce que nous pourrions faire ? As-tu un bon diner ?

LA BARONNE

J'ai un lièvre.

FOURCHEVIF.

Fais-nous servir le gros melon.

LA BARONNE

' Je le gardais pour dimanche...

Ça ne fait rien !... Tu as là un petit bonnet du matin... c*est bien simple... il te faudrait une toque... avec des

plumes

LA BARONNE

Attends !... Mon bonnet de soirée ! Je l'avais hier pour aller prendre le thé chez le comte de la Brossinière.. . Il est

resté là.. (EUe prend un bonnet à fleurs dans un carton et k met.)

Mais toi?... Tu ne vas pas rester avec ton paletot de la

Belle Jardinière,

nu 23.

i06 LE BARON DE FOURCHEYIF.

FOURCHEVIF.

C'est juste !... Je vais mettre mon habit noir!...

Il le prend sur son fauteuil et le ïaet. LA BARONNE.

Et ton pantalon relevé?...

FOURCHEVIF.

A cause de la rosée... (Rabaissant son pantalon.) Tu as raison... Soyons gentilhomme!...

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