‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 311 sur 364 · SCÈNE DIX-HUITIËME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX-HUITIËME

mille... je viens remplir une mission... que dis-je? un devoir !

FOURCHEVIF et LA BARONNE.

Quoi donc?

ROUQUÉROLLE.

Vous connaissez Lambert... Il est bon, doux, timide, instruit... enfin c'est un artiste... et un artiste qui vend.

FOURCHEVIF.

Eh bien ?

ROUQUÉROLLE.

J'ai l'honneur de vous demander, en son nom, la main de votre charmante fille...

FOURCHEVIF et LA BARONNE.

Hein?

ROUQUÉROLLE.

Je n'ajouterai qu'un mot : Les enfants s'aiment I

FOURCHEVIF, vivement.

C'est faux! Ma fille...

ROUQUÉROLLE, dignement.

On attend la réponse !

Il s'assied près du chevalet.

FOURCHEVIF, indigné.

Marier ma fille à un barbouilleur I

LA BARONNE, bas, vivement.

Taisez-vous !

FOURCHEVIF.

Quoi ?

LA BARONNE

Ce mariage peut nous sauver I

in. 25

FOURCHEVIF.

Comment ?

LA BARONNE

Avec lui, le nom entre dans la famille.

FOURCHEVIF.

Et nous pouvons nous en servir tous... elle a raison I

LA BARONNE

D'ailleurs, il est fort bien, ce jeune homme, et c'est un vrai noble !

FOURCHEVIF, se levant.

Oui, mais il n'a pas le sou ! (Adèle paraît.) Ma fille !... (a Rouquéroiie.) Laissez-uous l'intcrroger.

ROUQUÉROLLE.

Ça marche ! Je vais prendre mon café.

Il rentre à droite au fond.

SÊENE XIX.

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