‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 312 sur 364 · SCÈNE DIX-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX-NEUVIÈME

FOURCHEYIF.

^ous t'avons parlé ce matin de M. Jules...

ADÈLE

Oh! c'est un excellent jeune homme!

Oui... sans doute... C'est que ta mère a pensé...

LA BARONNE

Non... ton père.

FOURCHEVIF.

Enfin, nous avons pensé tous les deux... que M. Jules... n'est peut-être pas le mari qui te convient...

ADÈLE, vivement.

Ah! par exemple! Qu'avez-vous à lui reprocher?

FOURCHEVIF.

Rien... mais ta mère... aurait un autre parti à te proposer.

ADÈLE

Comment?

LA BARONNE

C'est-à-dire... ton père, (a part.) Il me met toujours en avant.

FOURCHEVIF.

Enfin, nous avons tous les deux un autre parti à te proposer... un jeune homme d'une grande naissance... et qui pemi nien mieux que M. Jules.

ADÈLE

Oh! c'est impossible !

FOURCHEVIF.

Tu l'as vu... c'est ce jeune homme qui était là tout à l'heure... et qui trouve que tu empâtes trop.

ADÈLE

Mais je ne le connais pas! je ne l'aime pas.'

FOURGHEVIF.

Mais M. Jules non plus?

ADÈLE, naïvement.

Ah! si, papa!

FOURCHEYIF et LA BARONNE, se levant.

Comment?

ADÈLE

Ce n'est pas ma faute... c'est venu sans que j'y pienne garde... en peignant des camellias.

FOURGHEVIF, à part.

Allons! nous voilà bien! (Haut.) Voyons... sois raisonnable!... Il y va de notre repos... de notre bonheur!

LA BARONNE

De notre honneur même !

ADÈLE

Ah ! mon Dieu !

FOURGHEVIF.

Jamais nous ne te contraindrons... mais, si tu nous aimes... si tu veux qu'on nous estime... tu épouseras celui que nous te proposons.

ADÈLE

Je vous obéirai, mon père, mais je serai malheureuse...

LA BARONNE

Adèle l

FOURGHEVIF

Ne dis pas çal

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