‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 346 sur 364 · UN PAYSAN · texte numérisé non relu

UN PAYSAN

Qu'est-ce que c'est que ça?

LE MONSIEUR, expliquant.

On appelle scrutin un chapeau de feutre...

PONTCHARRAT.

Encore une fois, monsieur, je vous pris de vous taire.

LE MONSIEUR

Ah!... je croyais pouvoir me permettre.-, comme compatriote, comme Champenois... (ii se rass.'^.) Ça suffit. (a part.) Il est rageur, ce président.

PONTCHA.RRAT.

Quelqu'un demande -t-il la parolo ?

LE MONSIEUR, au public.

Gomment? il me l'ôte, et... il ne sait pas présider, cet homme-là.

PONTCHARRAT.

Si personne ne demande la parole, le citoyen Crétinot va nous lire quelques pages de VHistoire de la grandeur et de la décadence des Romains.

TOUS, avec véhémence.

Non! non! nous n'en voulons pas...

UNE YOIX.

Levez la séance.

PONTCHARRAT.

C'est impossible... il n'j^ a encore qu'une demi-heure... nous attendons des candidats.

UN PAYSAN, bâiUant.

Ah ! que c'est embêtant !

LE MONSIEUR, gouaillant.

Ah ! ce club !

PONTCHARRAT.

Voyons, citoyens, demandez la parole... un peu de complaisance, que diable ! voyons... citoyens, (a part.) Je ne pourrai jamais faire durer ça deux heures. (Haut.) Citoyens ! . . . (Tout à coup.) Allons ! les femmes peuvent parler !

TOUTES LES FEMMES, àlafois.

Nous voulons danser, nous sommes venues pour danser, nous danserons.

Ou ne s'entend plus. Le président agite sa soruî.ftto.

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