‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 347 sur 364 · SCÈNE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TREIZIÈME

PONTCHÀRRAT.

ie retire la parole aux femmes. C'est indécent! (aux isommes.) Voyons, citoyens... il y a des questions importantes à l'ordre du jour... Qui est-ce qui demande la parole ?

LE MONSIEUR, à part.

Il me fait de la peine ! (se levant.) Allons, je la demande.

PONTCHARRAT, avec colère.

Pour la troisième fois, monsieur vous n'avez pas le droit d'interrompre...

LE MONSIEUR

Moi ! j'interromps?... personne ne parle I... (a part.) Décidément le bureau m'est hostile. (Haut.) Citoyens, je ne suis point un orateur... mon père, ancien carbonari...

CRÉTINOT.

Ro!

LE MONSIEUB.

Plaît-il?

CRÉTINOT,

Ro!

LE MONSIEUR

Ro! (Avec indignation.) Oh! oh 1 mais, président, cet homme manque à l'assemblée !

CRÉTINOT.

On ne dit pas un carbonari, on dit un carbonaro.

LE MQSlNSIEUR.

Ahl... c'est possible, je ne suis point un orateur, (au public.) Je vous disais donc que mon père, membre de la société des carbonaro.

CRÉTINOT.

îlil

LE MONSIEUR

Plaît-il?

CRÉTINOT.

Ri I on ne dit pas les carbonaro, on dit les carbonari.i

LE MONSIEUR

Aliçà! qu'est-ce qu'il a donc à m'asticoter celui-là... Ro ! ri ! voulez-vous me laisser tranquille, vieux serpent à sonnettes ! Tenez, vous m'ennuyez... je vais boire une chope...

Il disparaît.

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