‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 49 sur 364 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

CÉLIMARE, VERNOUILLET.

CÉLIMARE, à part.

Allons! il s'agit de trancher cela comme avec un couteau... je vais lui faire comprendre que ses visites sont pdr trop multiphées. (Haut.) Mon cher Vernouillet, j'ai à vous parler.

VERNOUILLET, sèchement.

Moi aussi... je suis venu pour ça

CÉLIMARE.

Vernouillet, je n'ai pas besoin de vous dire combien je

68 CÉLIMÂRE.

vous aime... je crois vous avoir donné assez de preuves de mon amitié.

VERNOUILLET, froidement.

Oui... jadis.

CÉLIMÂRE.

J'ai toujours infiniment de plaisir à vous voir... mais, vous comprenez, ma nouvelle position... je suis marié.

VERNOUILLET

Eh bien?

CÉLIMÂRE

Vous plaisez beaucoup à ma femme... certainement... mais, entre nous... c'est une petite sauvage... elle n'aime pas les nouvelles connaissances, et alors, vous savez... un mari doit faire des concessions; mais, soyez tranquille, j'irai vous voir.

VERNOUILLET

Très-bien, c'est un congé

CÉLIMÂRE. ■

Ah ! Vernouillet, voilà un mot cruel.

VERNOUILLET

Au reste, je devais m'y attendre... après ce qui s'est passé Lier, à la noce.

CÉLIMÂRE.

Quo donc?

VERNOUILLET

Vous avez trouvé convenable de me faire placer tout au bout de la table, avec les enfants.

CÉLIMÂRE, vivement.

Vous les aimez.

VERNOUILLET

Je les aime... entre mes repas.

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