SCÈNE IX
Les Mêmes, PITOIS, puis EMMA et M. et MADAME GOLOMBOT.
CÉLIMARE, apercevant Pitois, qui entre avec un bouquet, et remontant à lui.
Tenez! le voilà...
VERNOUILLET, ému.
Est-il possible!... Célimare...
CÉLIMARE, prenant le bouquet et l'offrant à Vernouillet.
Cher ami... permettez-moi...
PITOIS, à part.
Il le donne au vieux.
VERNOUILLET, prenant le bouquet et tombant dans les bras de Célimare.
Ah! mon ami... mon excellent ami... et des roses blanches!... Ah ! j'étais bien injuste... et cependant, quand j'y songe... car enfin, vous ne quittiez pas ma femme...
CÉLIMARE, à part.
Ça va recommencer.
VERNOUILLET
Et je me rappelle qu'un jour... (Se prenant tout à coup les
reÏBS.) Aïe!...
CÉLIMARE.
Quoi donc?...
VERNOUILLET, avec douleur.
C'est mon rhumatisme dans les reins I
74 GÉLIMâRE.
CÉLIMARE.
Ah\ pauvre ami... permettez... (nie frictionne.) Vous voyez, com-me autrefois... comme autrefois...
PITOIS, à part.
nie bouchonne.
VERNOUILLET, se laissant frotter.
Qu'il est bon !
CÉLIMARE, à part, tout en frictionnant.
Condamné aux frictions forcées à perpétuité. ^
EMMA, M. et MADAME COLOMBOT, qui viennent d'entrer «'arrêtant étonnés.
Hein?...
COLOMBOT.
Qu'est-ce qu'il fait donc là?
MADAME COLOMBOT.
Il le frotte!
VERNOUILLET, à Gélimare.
Merci ! ça va mieux. (Apercevant Emma et luv j^ntrant son
bouquet.) Voyez douc, madame, comme il est joli ; c'est un présent de votre mari.
EMMA, M. et MADAME COLOMBOT.
Comment?
CÉLIMARE, embarrassé.
Oui... oui... un petit bouquet.
VERNOUILLET
Il faut vous dire que c'est ma fête.
CÉLIMARE, embarrassé.
C'est sa fête... la Saint-Vernouillet !