ACTE DEUXIEME
YERNOUILLET.
Alors, un soupçon horrible a traversé mon cerveau, je me suis rappelé toutes les circonstances de notre intimité. . .
CÉmiARE.
Voyons!... ne vous montez pas la tète.
YERNOUILLET.
Ah! si cela était vrai...
CÉLIMARE.
HBui... mais c'est faux !
YERNOUILLET.
J'ai déjà choisi mes armes.
CÉLIMARE.
Un duel ?
YERNOUILLET.
Non... je ne me battrai pas. Le duel est un préjugé barbare... mais je vous attendrai le soir au coin de votre rue... avec des pistolets...
CÉLIMARE, effrayé.
Un meurtre?
YERNOUILLET.
Oh ! je serais acquitté... On acquitte toujours pour la jalousie.
CÉLIMARE.
Vernouillet... mais vous êtes fou ! Vous, mon ami... mon vieil ami... (a part.) Il faut le chauffer.
YERNOUILLET.
De deux choses l'une : ou c'est ma femme, ou «'estmoi que vous aimiez... je ne sors pas de làl
% GÊLIMARE.
CÉLIMARE.
Mais c'est vous seul.
VERNOUILLET
Alors, pourquoi me négligez-vous?...
CÉLIMARE.
Moi?... mais je me jetterais dans le feu pour vous... Te nez... demandez-moi im service, un petit service.
VERNOUILLET
Des phrases ! J'ai acquis aujourd'hui la preuve de ^tre parfaite indifférence. ^
CÉLIMARE.
Comment?
VERNOUILLET, avec amertume.
Célimare... c'est aujourd'hui ma fête !
Allons, bien!... (Haut, voulant l'embrasser.) Cher ami, permettez...
VERNOUILLET, l'écartant.
J'ai attendu votre bouquet ce matin...
CÉLIMARE, à part.
Ah! bigre 1...
VERNOUILLET
Depuis cinq ans... c'est la première fois que vous Tavez oublié.
CÉLIMARE.
Oubhé\.. par exemplel... Je l'ai commandé... il va venir.