ACTE TROISIÈME
PI TOI S, apercevant Vernouillet qui entre.
Tenez ! . . . voyez plutôt I
' SCÈNE lY.
CÉLIMARE, VERNOUILLET, EMMA.
VERNOUILLET, entrant avec une petite malle et un sac de uuil, courant à Célimare et l'embrassant.
Ah ! mon ami ! mon ami !
CÉLIMARE.
Cher Vernouillet! (a part.) D'où tombe-t-il?
YERNOUILLET.
Vous êtes levé... Quelle imprudence!... Mais où avezvous pris cette mauvaise fièvre?
CÉLIMARE.
Dame!... vous savez... Je ne pensais à rien, et tout a
coup... (Frissonnant.) Brrr!
Vous êtes rouge... c'est l'accès qui va venir... 11 faut vous coucher.
CÉLIMARE.
Permettez!
EMMA, se moquant de lui.
Mon ami, veux-tu qu'on bassine ton lit?
CÉLIMARE, à part.
Elle se moque de moi. (Haut.) Merci, ça va mieux... Je me sens très-bien!...
104 CÉLIMARE.
VERNOUILLET
Heureusement, me voilà! Je me constitue votre gardemalade... car je vois que madame n'y entend rien.,. Je coucherai dans votre chambre.
CÉLIMARE, faisant un mouvement.
Ah! non!
VERNOUILLET, vivement.
J'ai dans ma malle une petite pharmacie de voyage : de l'émétique, da la magnésie, de l'arnica, du taffetas d'Angleterre. Nous vous donnerons tout cela.... pas à la fois.
CÉLIMARE.
J'ose l'espérer...
En attendant, je vais vous faire préparer une petite tisane... du miel, de la laitue et une pomme de reinette coupée en quatre.
CÉLIMARE.
Pourquoi en quatre ?...
VERNOUILLET
C'était la tisane de ma femme, (ii soupire.) Ah ! pauvre Héloïse!
CÉLIMARE, bas, voulant le faire taire.
Chut! chutl
VERNOUILLET
Quoi? VOUS souffrez?
CÉLIMARE.
Nonî
VERNOUILLET
Je suis sûr que vous m'avez accusé en ne me voyant pas venir...