ACTE TROISIÈME
BOGARDON, à Céliraare
Eh bien, tu peux te vanter d'être un joli étourneau!... tu m'écris : « Viens me voir!... » et tu ne me donnes pas ton adresse!
VERNOUILLET
Comme à moi!
CÉLIMARE.
Alors, comment as-tu fait pour me découvrir?
BOGARDON.
C'est un miracle... tu as delà chance, toi!... Je cherche ■nne maison de campagne pour ma femme... Alors, ce matin, je me promenais dans Auteuil, m'arrêtant à chaque porte devant les écriteaux... lorsque tout à coup... au numéro 44... Minotaure... mon chien... se dresse sur ses deux pattes de derrière... comme ça. Je l'appelle... il refuse d'aller plus loin... et il me regarde toujours comme ça... Alors, je me dis : « Célimare est ici! » Je sonne, je reconnais Pitois... Minotaure t'avait senti I
GOLOMBOT.
C'est prodigieux !
MADAME COLOMBOT.
Quel instinct!
BOGARDON, à Célimare.
Il t'aime bien, Minotaure!
GÉLIMARE, à part.
Je lui réserve une boulette, à celui-là !
BOGARDON, à Célimare.
Puisque je t'ai retrouvé... je passe la journée avec toi...
YERNOUILLET, à part.
Us vont le fatiguer.
f08 CELIMARE.
BOCARDON.
Je devais aller chez Léon pour lui demander des renseignements... j'irai demain...
CELIMARE.
Mon ami, il ne faut pas te gêner... :^
BOCARDON.
Non... il s'agit des Nord... ce n'est pas pressé.^:;
CELIMARE, à part.
De mon temps, il était plus exact... C'est un facteur qui se dérange!...
. PITOIS, entrant.
Monsieur... c'est l'architecte qui vient pour la volière...
CELIMARE.
Très-bien I j'y vais...
VERNOUILLET
OÙ est ma chambre?...
COLOMBOT, remontant et indiquant la porte de droite.
Par ici... venez...
MADAME COLOMBOT.
î^ous allons vous installer.
M. et MADAME COLOMBOT, EMMA.
AIR du Pince'Tiez.
Sans perdre un seul instant Entrez dans cet appartement;
Vous y bien recevoir E&i notre plus fervent espoir.
VERNOUILLET
Sans perdre un seul instant Entrons dans cet appartement; Aujourd'hui, j'ai l'espoir Qu'ils doivent m'y bien recevoir.