‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 77 sur 364 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

BOCARDON, EMMA.

BOCARDON.

Je viens de voir une maison ravissante... à côté de la vôtre... J'attends Gélimare pour la louer..,

EMMA, assise à droite et travaillant à une tapisserie.

Comment!... nous serions voisins?

BOCARDON, qui a pris une chaise, mais sans s'asseoir.

Porte à porte... Le soir, ma femme viendi'ait... elle travaillerait pendant que nous ferions notre petit bézigue...

Oh! ce serait charmant!...

BOCARDON.

Ce n'est pas pour la vanter... mais je crois que Ninette vous plaira... elle est tout à fait dans votre genre... c'est une femme d'intérieur... (Conûdentieiiement.) Elle raccommode!

EMMA

Vraiment?

BOCARDON,

Je ne lui reproche que d'être un peu timide... Nous ne m. 7

îiO CÉLIMARE.

voyons personne... excepté Léon... Et encore, c'est moi qui l'ai exigé... Elle le trouve nul, ce jeune homme...

EMMA

Alors, pourquoi le recevez- vous?

BOCARDON.

oh!... un parent! La première fois que je vous amènerai Ninette, je suis sûr qu'elle aura peur... elle est bête pour ça!

EMMA

Mais c'est à moi à lui faire la première visite... Je la lui dois... et depuis longtemps...

BOCARDON.

Faut-il vous parler franchement?... eh bien, allez-y plus tôt que plus tard. . .

EMMA

Pourquoi?

BOCARDON.

J'ai mes raisons... je ne dis rien... mais j'y vois clair... Chaque fois que je prononce le nom de Célimare,... elle élude... elle me répond par celui de Léon... qu'elle ne peut pas souffrir... Je crois qu'elle est vexée de n'avoir pas encore reçu votre visite

EMMA se lève.

Oh ! mais j'irai aujourd'hui même. .

BOCARDON.

Justement, c'est son jour.

EMMA

Nous devions faire une promenade en bateau i maïs nous la remettrons à demain. . .

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