SCÈNE IX
CÉLIMARE, EMMA, puis PITOIS.
EMMA
Enfin!... ils sont partis!
CÉLIxMARE.
Oui... ils sont un peu... ennuj-euxl
EMMA
Ennuyeux?... ils sont odieux!... avec leurs souvenirs!... il m'a fallu essuyer pendant une heure le récit de vos fredaines!...
Voyons, Emma...
EMMA
C'est intolérable ! Vous devriez au moins m'épargner la vue de vos... de ces messieurs!
CÉLIMARE.
Mais je ne tiens pas plus que toi à les recevoir l
EMMA
Alors, renvoyez-les...
CÉLIMARE.
Sous quel prétexte?
iU CÉLIMARE.
EMMA
Cela vous regarde ! Mais je vous déclare que je nerveux plus me trouver avec eux... S'ils restent... je partirai!...
CÉLIMARE.
Mais..^
EMMA
Eux ou moi... choisissez!...
Elle sort.
CÉLIMARE.
Choisissez!... Parbleu!... je choisis ma femme!... Mais le moyen? Si je donne congé à Vernouillet... ses soupçons vont lui revenir... il a des idées si larges sur l'emploi du pistolet... Après tout, moi, je ne peux pas lui en vouloir, à ce bonhomme... (Souriant.) Pendant cinq ans, il a été trèshospitaUer.
PITOIS, entrant.
Monsieur!..
Quoi?
CELIMARE.
PITOIS
Le dogue a mangé sa corde.. . et il gratte dans les corbeilles...
CÉLIMARE.
Eh! qu'est-ce que ça me fait?
PITOIS
Voilà le fruit d'une jeunesse passionnée... on vous amène des chiens qu'on n'a pas le droit de renvoyer... C'est le châtiment!
CÉLIMARE.
Ah çà! me laisseras-tu tra^n quille avec tes réflexions!...