‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 88 sur 364 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CÉLIMâRE, PITOIS, COLOMBOT.

COLOMBOT, entrant par la gauche.

Mon gendre... j'ai à vous parler.

CÉLIMARE, à Pitois.

Laisse-nous! (Pitois sort.) De quoi s'agit-il, beau-père?

COLOMBOT.

Monsieur, je quitte ma fille... elle m'a tout appris... c'est révoltant ! Un... passe encore!... mais deux... Ah çà! c'était donc une profession chez vous?

CÉLIMARE.

Ah! permettez, beau-père, mon passé n'appartient pas à ma femme...

COLOMBOT.

Soit!... mais il ne faut pas qu'il vienne s'installer dans votre ménage... votre passé! et qu'il y raconte des histoires de chien et de perroquet... biscornues!

CÉLIMARE.

Qu'y faire?

COLOMBOT.

Je vous préviens que ces dames font leurs paquet».

CÉLIMARE

Comment! ma femme?...

126 CËLIMARE.

COLOMBOT, d'un ton doux.

Autorisez-vous ma fille à emporter les bijoux de la corbeUle?

CÉLIMARE.

Eh! qu'elle emporte tout... mais qu'elle lesle!

Comment voulez-vous qu'elle emporte... si elle reste?

CÉLIMAUE.

Mais je ne veux pas qu'elle parte!

COLOMBOT.

Voici son ultimatum : « Si dans dix minutes vous n'avez pas congédié vos deux... »

CÉLIMARE.

Allez ! dites le mot !

COLOMBOT, fièrement.

Non, monsieur, je ne le dirai pas! vos deux commen^ saux, c'est nous qui partirons!...

CÉLIMARE.

Mais comment? que leur dire?

COLOMBOT.

Dites-leur la chose...

CÉLIMARE.

C'est ça..< après dîner... au dessert! Vous êtes fou, beau-père!

COLOMBOT.

Est-ce que ces gens-là m'intéressent! voulez-vous aua }Q m'en charge?

CÉLIMARE, vivement.

Non\

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