‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 89 sur 364 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les Mêmes, BOGARDON et VERNOUILLET.

VERNOUILLET

Des paquets?

BOCARDON.

Qui est-ce qui part?

CÉLIMARE, has, à Colombot.

Attendez!... j'ai un moyen! (Haut.) Mes amïs... vous me voyez navré... il va falloir nous séparer...

VERNOUILLET

Nous séparer?

BOCARDON.

Jamais !

CÉLIMARE, leur serrant la main.

Merci... merci... pour ce mot!... mon médecin me quitte à l'instant... il m'a trouvé quelque chose dans les voies respiratoires.

VERNOUILLET et BOCARDON.

La poitrine?

CÉLIMARE.

Ce n'est pas précisément. . là... C'est une sueur des

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bronches... et il m'a ordonné un séjour de quelques mob sous le beau ciel de l'Italie... à Venise !

COLOMBOT, à part.

C'est très-adroit!

VERNOUILLET

Ah ! mon pauvre ami !

BOCARDON.

Quel coup!...

VERNOUILLET

Mais j'y pense... vous n'avez personne pour vous soigner.

CÉLIMARE.

Ma femme...

VERNOUILLET

Elle n'y entend rien!... moi, je suis libre, je suis en vacances... je pars avec vous !

COLOMBOT.

Gomment?

GÉLIMARE, à part.

Un crampon!

BOCARDON, passant.

Une idée! Ninette me tourmente depuis longtemps pour voir l'Italie... si, au heu de louer une maison de campagne... oui... nous partons avec toi!

GÉLIMARE, à part.

Aîil il n'est pas possible... ils sont vissés!...

Il remonte un peu.

GOLOMBOT, d'un ton déterminé.

Allons, il faut en finir... et, puisque Célimare n'a pas le courage de vous avouer ses torts... je vais...

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