‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 116 sur 354 · SCÈNE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUINZIÈME

CÂBOUSSATy lai donnant un canif.

Si... vdlàl ^

POITRINâS, toat en taillant sa plama.

Ah! les Romains ne connaissaient pas le verre I (Pour

tant un cri.) Aie I

CÂBOUSSAT.

Quoi?

P0ITRINA8.

Je me suis coupé!

CÂB0U88ÂT.

Attendez... dans le tiroir... un chiffon... (Lui ommaïuottant le doigt.) Je Tais vous arranger une petite poupée... Ne bougez pas... La... voilà ce que c'est...

PÔITRINAS.

Merci... Maintenant je vais vous demander un service.

CÂB0U88ÂT.

Lequel?

POITRINAS.

C'est de tenir la plume à ma place; je vais dicter.

CABOUSSAT, à part.

Diablel (Haut.) Mais... c'est que...

POITRINAS.

Quoi?

CABOUSSAT.

Écrire à une académie...

POITRINAS. (

Puisque vous êtes membre correspondant... c'est pour correspondre... •

CABOUSSAT va s*ai8eoir A la table.

C'est juste! (a part, s'aaieyaat aa bureau.) Ds Ont tOUS la

165 'LA onAMMAlHE.

rage de me faire écrire aujourd'hui... et ma tille qui n'est pas là!

'"POITRINÂS.

y ètes-vous? ' -

CABOUSSAT.

Un moment I (a part.) Peut-être qu'ayec beaucoup de pâtés...

POITRINAS, dictaat.

tt Messieurs et chers collègues... Farchéologie vient de s'enrichur... »

CABOUSSAT, A part.

Allons, boni voilà qu'il me flanque des mots difficiles... Archéologie 1

FOITRIlfAS.

Vous y êtes?

CABOUSSAT.

Attendez... (a part.) Archéologie... est-ce q-u-é que? ou k-é?0hl une idée!

Il prend le canif et taille ta plamo.

POITRINAS, diotant.

« Vient de s'enrichir, grâce à mes infatigables trar vaux... »

CABOUSSAT, poussant an orL

Aïe!

POITFINAS.

Quoi

CABOUSSAT.

Je me suis coupé... Donnez-moi du chiffon dans le tiroir.

PoUrioa» uavre le tiroir et y prend un chiifua.

SGfiNE QUINZIÉMB. iVI

POITRINAS.

En voilà... Attendez... je vais à mon tour...

Il lui emmaillotte 1« doigt.

CABOUSSAT, à part, agitant «.> dMgt emmaillotte.

Ça j est!... je suis sauvé!

POITRINAS, agitant anssi son doigt.

C'est désolant... Enfin, j'écrirai demain.

CABOUSSAT.

Voulez-vous que j'appelle ma fille? Elle rédige comme Noél et Ghapsal.

POITRIIfAS, soupirant.

Ah! VOUS êtes un heureux père, vous! Croyez-vous qu*clle consente à accepter mon fils?

CABOUSSAT.

Pourquoi pas?

POITRINAS.

Excusez-moi... c'est un petit détail de ménage... mais je désirerais avoir une prompte réponse... parce qu'il y a, sur le cours, à Étampes, une maison charmante qui sera libre à la Toussaint...

CABOUSSAT*

Eh bien?

POITRINAS.

Je la louerais pour le jeune ménage.

CABOUSSAT.

Gonunent! ma fille habiterait Étampes?

POITRINAS.

Sans doute : la femme suit son mari.

CABOUSSAT, ipart.

Ahl mais non! ça ne me va pas! mon orQiographe

serait à Étampes et moi & ArpajonI Ça ne se peut pasi

BLANCHE, paraissant par la porte du prtfroiar plan à gauche.

Je TOUS dérange?...

POITRINAS.

Je vous laisse, mademoiselle; je viens de prier monsieur votre père de vous faire une conmiunication... considérable...

BLANCHE

Ah!

P0ITRINA8.

Et je serais bien heureux de vous la voir agréer.

UNE VOIX, en dehors.

Monsieur Poitrines f monsieur PoitrinasI

POITRINAS.

C'est votre jardinier que j'ai chargé d'un nouveau sondage sous le prunier, (saluant Blanche.) Mademoiselle...

Il sort par le fond.

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