‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 147 sur 354 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LAURE

C'est un sachet pour serrer les mouchoirs... un lot pour une loterie de bienfaisance... dont je place les billets...

FRANÇOIS, à part.

Aie ! j'ai mis le pied sur une trappe I

LAURE

II s'agit de pauvres orphelins & secourir...

FRANÇOIS, à part.

Je la connais, celle-là!

LAURE, qui a tiré des billets de sa poch<?.

Combien en désirez- vous?

LÉONCE

Allons, mon onde!

FRANÇOIS

Oh! moi!... j'ai souvent pris de ces machines-là... et je n*ai jamais gagné qu'une fois... une paire de pantoufles... trop petites!

LAURE

Voyons, je vous porterai bonheur...

FRANÇOIS

Allons ! em tenez- vous pour vingt francs?... Alors, donnez-m'enl... (a part.) Quand on a fait des affaires avec le père...

11 donne vingt francs, Laure lai remet les billets. BLANDINET, entre en calculant sur son carnet.

Trente et un mille... et vingt-cinq Lyon à mille quarante... J'aurai mon affaire... (Voyant Léonce.} Ali! Léonce!

LÉONCE

Mon père?

Il 13

BLÂNDINET.

Prends ton chapeau et cours chez Durand et, mon agent de change... tu lui diras de me vendre vinjjt- cinq Lyon... j au mieux.

i LÉONCE.

Oui, mon père...

BLANDINET.

En te pressant un peu, tu arriveras avant la fin de la Bourse.

LÉONCE

Je vais prendre un cabriolet... Mon oncle... Mademoiselle...

n sort. Laure raccompagne, puis elle redescend à gauche s'assied près du guéridon et travaille.

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