ACTE PREMIER
FRANÇOIS
Plaît-il?
BLÀNDINET.
Un vieux camarade...
FRANÇOIS
Ce n'est pas possible I tu deviens fou !•••
BLANDINET. ■
Pourquoi?
FRANÇOIS
Cinquante mille francs... Qu'est-ce que c'est que cet ami?
BLANDINET.
Eh bien, c'est... (Yojaot Laare.) Non... je ne peux pas le nommer.
FRANÇOIS
Quelque intrigant, quelque escroc!
BLANDINET.
François! voyons!... tais-toi 1
FRANÇOIS
Te donne-t-il une hypothèque au moins?.,.
Puisque je te dis que c'est un ami...
FRANÇOIS
Tiens, tu m'exaspères avec ton amil
BLANDINET.
Si tu connaissais sa situation...
FRANÇOIS
Je n'ai pas besoin de la connaître... je la vois d'ici... on
sera venu te faire une histoire bien bète, bien épaisse... un quartier de mélodrame... tout cru!... et tu Tas avalé Gonune une tasse de laitl imbécile, val
s BLANDINET.
\ Ahl mais!
FRANÇOIS
Oui, imbécile! Tu crois tout! tu gobes tout! tu te laisses gruger par un tas de mendiants!
BLANDINET.
Je ne me laisse gruger par personne... et, quand il le faut» je suis aussi ferme que toi*., ce matin encore, j*aî secoué un locataire 1...
FRANÇOIS
Oui, comme tu secouais les ouvriers, quand nous étions associés à Elbeuf.
BLANDINET.
Eh bien, mais... il me semble que...
J*avais placé sous ta surveillance l'atelier des enfants... comme étant le plus facile à conduire...
BLANDINET.
Eh! qu'est-ce que tu veux! ça m'attristait de voir ces pauvres petits travailler dix heures par jour à dévider des bobines...
FRANÇOIS
Et alors, tu leur disais : « Reposez-vous, mes enfants ne travaillez pas tant !.. la santé avant tout ! »
BLANDINET.
Cesi possible I... mais je savais me faire écouter !