ACTE TROISIÈME. 29t
AVBERTINy tirant un papier de sa poche, à Blandinct.
Tiens, signe-moi ça!
/ BLANDINET.
Quoi?
AUBERTIN
Un acte d'association !
BLANDINET.
Encore! (Lai sautant au cou.) Ah! Gustavc! (a part, pleurant •t s'essuya nt les yeux avec les actes d'association.) Et j'ai (lit qu'il
ne reviendrait pas! Ah! il faut croire aux amis!
AUBERTIN
Maintenant, voici Laure qui attend que tu veuilles bien demander sa main...
BLANDINET.
Oh! ça ne se peut plus! Léonce n'a pas de dot...
Pardon, il en a une... il a pour dot les cinquante mille francs que tu voulais me prêter...
BLANDINET, vivement.
Ne parlons pas de ça!
AUBERTIN
Parlons-en, au contraire ! je les lui constitue comme ap port!
filANDtNET, à part.
Mon Dieu, que les hommes sont bons!
LAURE
D'ailleurs, je me trouve assez riche pour deux... et, s'il le faut» je me priverai..*
BLANDINET.
Te priver! pauvre petite! (a part.) Mon Dieu,. que les femmes sont bonnes!
AUBERTIN
Et puis tout n'est peut-être pas désespéré. M. Turnt'ps, ton banquier, vient d'être arrêté à la frontière de BeJgi*' que-.
LÉONCR.
H. Turneps...
BLANDINET.
Tu sais... les trois cent mille francs?
Mais ils ne sont plus chez lui... Muni de votre procuration, je les ai retirés avant-hier... ils sont à la Banque!
TOUS
Ah!
BLANDINET.
Est-il possible! je suis... je suis riche! Mizabran! je vous rendrai vos deux termes!
MIZABRAN.
Ca ne presse pas... demain.
BLANDINET, à Joseph.
Joseph! je double vos gages! (a sa femme.) Tu auras de^ diamants! (a Léonce.) Un cabriolet!
AUBERTIM.
Eh bien, tu es content?
BLANDINET.
Oh! oui! (Le regardant.) G'est-à-dire non!