ACTE PKEMIBR
EMMELINE
Oui, maman... (a part.) Voilà deux fois qu'elle me ren* voie! Ohl il y a quelque chose 1
Elle disparaît.
HALINGEAR.
Je vous disais donc que le monde était prompt à inter* prêter les démarches les plus naturelles, les plus innocentes... Mais il est de la sagesse d'un père de couper court à ces vagues rumeurs par une explication nette et franche.
MADAME MALINGEAR, Iws, A son mari.
Très-bien I
MALINGBAR.
Ce que nous attendons de voiis, c'est une réponse loyale.
FRÉDÉRIC, se levant.
Laissez-moi vous remercier^ avant tout, monsieur Halingear, d'avoir placé la question sur un terrain que la crainte seule m'empêchait d'aborder. Je n'éprouve aucun embarras maintenant à vous avouer que j'aime mademoiselle Emmeline, et que le plus doux de mes rêves serait de Tobtenir en mariage.
MADAME HALINGEAR, à part.
Je m'en doutais.
MALINGEAR, se lerant, ainsi que sa femme.
A la bonne heure, ceci est clair I... Oserai s- je vous demander maintenant quelques renseignements...
FRÉDÉRIC
Sur ma famille... sm* ma profession?... Bien volontiers Je suis avocat.
MALINGEAR.
Ah bah! Excusez mon étonnement... mais, depuis deux mois que j'ai l'honneur de vous connaître, vous êtes toujours sur mon piano. ••
FRÉDÉRIC
Oh!... je siiis avocat...
MALINGBAR.
Exécutant?
FRÉDÉRIC
Nonl mais je commence... J'ai peu de clients.
MALINGBAR.
Je connais ça I... Je ne vous en veux pas!
FRÉDÉRIC
Du reste, ma position est indépendante... Mon père, «ineien négociant, s*est retiré des affaires avec une fortune honorable... Je suis fils unique.
MADAME MALINGBAR, à part.
Ahl
FRÉDÉRIC
Enfin, je n'ai pas cru devoir cacher à mes parents les sentiments que j'éprouve pour mademoiselle Emmeiine; et j'espère qu'avant peu, mon père et ma mère feront près de vous une démarche qui imposera silence à toutes les interprétations.
MADAME MALINGBAR, bas, à soQ mari.
Il s'exprime avec un charme...
MALINGBAR, à sa femme.
Un avocat!... (a Frédéric.) Mousieur Frédéric, madame Malingear et moi, nous apprécierons comme elle le mérite la démarche que vous nous annoncez.
FRÉDÉRIC
Ah! monsieur...
MALINGBAR.
Mais, d'ici là, nous vous demandons comme un service de vouloir bien suspendre vos visites...