ACTE DEUXIÈME
• MADAME MALIN6EAR, à son mari.
Mon ami, nous abusons des moments de M. et madame Ratinois!
MADAME RATINOIS.
Par exemple!...
RATINOIS.
Je n'ai rien à faire... je suis retiré du commerce)
MALINGEAR.
Âh I vous étiez dans le commerce?
RATINOIS.
Oui.
MADAME MALINGEAR.
Quelle partie?
RATINOIS, embarrassé.
Mais... j'étais...
MADAME RATINOIS, Tivement.
Raffîneur... Mon mari était raffineur.
MALINGEAR.
Ahl c'est de la haute industrie!
RATINOIS, à part.
Confiseur. . . raffineur. . . c'est toujours dans le sucre ! . . ,
MADAME MALINGEAR, à part.
Les raffineurs sont tous millionnaires! (Nouveau silence.) ' Docteur, vous oubliez que nous devons une réponse... '
MALINGEAR, se levant.
C'est juste! (se posant.) Madame... et vous, monsieur, vous avez eu la bonté de nous adresser, il y a quinze jours, une demande qui nous flatte autant qu'elle nous honore!...
Seo LA PQUDRE AUA YEUX.
H. et MADAME RAT IN OIS, «nucliuaal.
Docteur. . . Madame ! . . .
MALINGEAR.
Les renseignements que nous avons dû prendre, tant sur monsieur votre fils que sur la famille à laquelle il a l'honneur d'appartenir. . . ces renseignements qui n'avaient et ne pouvaient avoir aucun caractère inquisitorial, soyez-en persuadés... ces renseignements, dis-je, nous ont amenés à penser qu'il y avait lieu de prendre en considération sérieuse... les ouvertures flatteuses que vous avez bien voulu nous faire I
Il se rassied.
RATINOIS, se levant et très-éma.
Docteur, je crois être le fidèle interprète des sentiments de madame Ratinois... et des miens propres... et de ceux de mon fils Frédéric... avocat... en vous disant, avec une émotion... que vous comprendrez... car c'est celle d'un père... et vous êtes mère, madame... en vous disant : Docteur, recevez en ce jour les bénédictions... et la gratitude affectueuse d'une famille... qui... que... je dirai plus I d'une famille qui... (Avec effusion.) Enfin, voulez-vous dîner avec nous?
On se ldv«.
MADAME MALINGEAR, sarprise
Hein?
MALINGEAR.
Comment!... aujourd'hui?...
MADAME RATINOIS.
Ohl ce serait charmant I
MADAME MALINGEAR.
tJn autre jour... plus tard!...