‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 278 sur 354 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HORACE, BERNARD, tous deux en costume de hussard.

HORXCE, a Bernard, qui achève de ranger un service de porcelaine

sur le guéridon.

Il n'y a rien de cassé ?

Rien, mon capitaine, tout est complet.

HORACE

Eh bien, c'est de la chance ! un service de porcelainf que je cahote depuis Pékin...

BERNARD

Et par des chinois de chemins.

Wi LES VIVACITES DU CAPITAINE TIC.

HORACE

Bernard !

BBANàRD.

Capitaine ?

HORACE

Qu'est-ce que tu penses de la Chine, toif

BERNARD

Je pense que G*est un pays... éloigné.

HORACE

Ab' Et tu n'as pas d'autre opinion?

BERNARD

Ma foi, non!

HORACE

Après ça, la gouvernement ne t'en demande pas davantage. (Regardant la pendule.) Neuf heures!... Je crois que ma tante ne tardera pas à se lever.

BERNARD

Ahl va-t-elle être surprise, cette brave damel ..

HORACE

Et heureuse!... Je lui ai bien écrit que je donnais ma démission, et que je revenais ; mais nous ne comptions pas arriver si tôt... Hier soir, elle dormait...

BERNARD

Et mon capitaine a défendu de la réveiller.

HORACE

Je crois bien I le plaisir de me revoir... elle n'aurait plus fermé l'œil de la nuit ; bonne et excellente femme, c'est une mère pour moi. (Regardant autour de lui.) Dis donc, je crois que nous serons bien ici... qu'en dis-tu?

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