SCÈNE III
Les Mêmes, LUGILE.
LU CI LE, sortant de la gauche.
Bonjour, ma tante! (s'arrètant.) Ah I quelqu'un!... («saluant Horace.) Monsieur...
HORACE
Mademoiselle...
Monsieur... mademoiselle... Comment! vous ne vous reconnaissez pas? Horace !... Lucilel...
HORACE
La petite Lucile!...
LUCILE
Le cousin Tic!...
HORACE ; il embrasse Lucile.
Ma tante... peut-on ?...
Mais certainement !
HORACE, embrassant Lucile de nouveau.
Comme vous avez grandi I
LUCILE
Et comme vous avez engraissé <
HORACE
La!... (a sa tante.) C'est elle qui est dans le vrai! (Rxaminant Lucile.) Comment! voilà cette petite fille...? ,
k qui tu as appris à épcler...
kH LES VIVACITES DU CAPITAINE TIC.
HORACE
C*est vrai I b a ba, b e be. (a Luciie.) Et avcns-nous fait des progrès? Savons-nous lire, maintenant?
, LUCILE
Couramment!
HORACE
Eh bien, pour vous récompenser, mademoiselle, votre professeur vous a rapporté un...
Il prend un éyentail sur le guéridon.
LUCILE
Un éventail chinois ! Oh ! quel admirable travail I C'est de l'ivoire brodé !
HORACE, montrant le plateau que Bernard a disposé sur le guéridon
Et notre bonne tante nous offrira le thé ce soir dans ce service de porcelaine.
LUCILE et MADAME DE CUT, allant au fond.
Dieu! qu'il est joli!
MADAME DE GUT, à Horace.
Tu as pensé à moi... de si loin?
Lacile redescend A gauche.
HORACE
Ah! matante!... on ne sait pas tout ce que le soldat emporte de souvenirs dans son portemanteau! vous rappelez-vous cette bonne petite photographie de Nadar. . pour laquelle vous ne vouliez pas poser?...
J'ai fini par céder!
HORACE
Ne le regrettez pas!... Si vous saviez combien de fois je lai regardée... et, en la regardant, je sentais comme u n