ACTE DEUXIÈME. 4'*o
HORACE
Enfin, un peu... un peu!...
DÉSAMBOIS.
j Oui, un petit per...
Il OR ACE.
Je ne discuterai pas votre opinion... je me bornerai à vous faire remarquer que je ne suis plus militaire, puisque j*ai donné ma démission.
/ DÉSAMBOIS.
C'est vrai... mais il est impossible que vous n'ayez pas conservé, bien malgré vous sans doute, certaines habitudes inhérentes à la vie des camps.
HORACE
Alors, vous me regardez comme un homme mal élevé, mon cher monsieur Désambois?
DÉSAMBOIS.
Pas tout à fait...
Enfin, un peu... un peu!
DÉSAMBOIS.
Un petit peu I
HORACE, à part.
Je crois que j'y mets de la douceur.
DÉSAMBOIS.
Voyons, franchement, entrenous, vous n'aimez pas, vous ne pouvez pas aimer votre cousine !
HORACE
Et pourquoi?
désàmbois.
Vous êtes arrivé de Chine avant-hier.
HORACE
Du moment que je n*ai pas laissé mon cœur à Pékin.
DÉSAMBOIS.
C'est égal... cet amour qui vous prend tout à coup... c*est bien extraordinaire! et de méchantes gens pourraient croire...
HORACE
Quoi?
Que ce n'est pas la demoiselle, mais rétablissement qui vous plaît.
HORACE, ne comprenant pas.
L*établissement... quel établissement?
DéSAMBOIS.
Mademoiselle Lucile a quatre cent cinquante mille francs de dot.
HORACE
Ah!... Ma foi, tant mieux! mais je ne le savais pas.
DÉSAMBOIS.
Oh I vous ne le saviez pas ?
HORACE
Quand je vous le dis...
DÉSAMBOIS, incrédule.
Vous me le dites !
HORACE, s^emportant.
Ah! prenez garde! (se calmant.) Tenez, je vous conseille de ne pas entrer dans cette voie-là... Je suis très-doux^ très-gentil avec vous... il ne faut pas en abuser, mon cher monsieur Désambois.
DÉSAMBOIS.
Mon Dieu, je ne dis pas ça pour vous, mais il y a des