‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 342 sur 354 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, moins HORACE.

Cette scène m'a bouleyersée...

LUCILE

J'en suis encore toute tremblante.

Moi qui le croyais doux, modéré...

LUCILE

Parce que, hier, ma tante lui avait bien recommandé de se contenir avec vous...

DÉSAMBOIS.

Ah! vous lui aviez recommandé I... C'est donc ça?

LUCILE

Quant à moi, mon parti est pris... Je suis suffisamment édifiée sur le caractère de M. Horace... Jamais je ne serai sa femme!

DÉSAMBOIS.

Il est bien fâcheux que nous n'ayons pas sous la main An autre prétendu.

LUC!LE

Eh bien, et M. Magis?

DÉSAMBOIS.

Mais je croyais qu'il ne vou? plaisait pas!

4^0 LÇS VIVACITÉS DU CAPITAliNE TiC

Lrr.iLE, Oh! ça ne fait rien!

Lucile, réfléchis.

Mes réflexions sont faites.*. M. Magis est un peu sérieux... un peu monotone... un peu... mais au moins il est poli, doux, bien élevé...

DÉSAMDOIS.

Un lauréat du collège Charlemagne!

LUCILE

D'ailleurs, avec lui, je suis certaine de ne pas voir souffler de tempête dans mon ménage.

DiSAMBOIS.

Oh! ça, calme plat!

LUCILE

Et je m'estimerai très-heureuse de devenir sa femme.

DÉSABf^OIS.

Chère enfant! que je vous embrasse I

Il Pembrasse MADAME DE GUT, à part.

Pauvre Horace!

DÉSAMBOIS.

Je cours chez mon notaire faire dresser le contrai Ma* gis.

Il remonta.

Non... demain... nous avons le temps.

Ohl tout de suite, ma tante; je veux que cela finisse*. .

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