SCENE XL ERNEST, AUGUSTE
ERNEST, à lui-même.
ki me semble que je n'ai pas l'habitude d'ôlre malhonnête avec les domestiques...
SCËNE ONZIÈME. fP-1
AUGUSTE
Monsieur... j'oserai vous adresser une petite requête... le connais une femme de chambre à placer.
ERNEST
Justement j'en cherche une.
AUGUSTE
Elle coud, elle repasse, elle raccommode... elle touche même un peu du piano..
ERNEST, effrayé.
Hein?
AUGUSTE
Quand les maîtres sont sortis... Elle s'appelle Julie...
ERNEST
TiensI j'en ai connu une... qui louchait...
Celle-là ne louche pas... elle a un œil qui implore... mais elle ne louche pas... Quant aux renseignements, monsieur peut s'adresser à madame la comtesse de Pertuisan...
ERNEST
Ma tante!... Ah! c'est la Juhe qui était chez ma tante?... une grande... Mie fille?...
AUGUSTE
Superbe!
ERNEST
Eh bien! mon ami, c'est impossible!
AUGUSTE
Pourguoi?
ERNEST
Ma tante l'a renvoj'ée parce qu'elle s'est aperçue de Dotre liaison... Ne parle pas de ça à ma femme l
AUGUSTE
Quelle liaison?
ERNEST
Eh bien, notre liaison!.., tu comprends?
AUGUSTE
C'est faux 1
AUGUSTE
Il y a dans le monde une foule de petits crevés...
ERNEST
Hein?
AUGUSTE
Qui se vantent d'avoir des femmes et qui ne sont que des hâbleurs et des rien du tout !
ERNEST
Ah! mais prends garde!
AUGUSTE
Et des rien du tout !
ERNEST
Insolent 1... Tiens!
11 lui donne un coup de pied, Marie parait, AUGUSTE, à part.
Il lève la main sur moi!... 11 me le payera, (ii se dirige
vers la porte du fond, se ravise et va crever le carreau en papier. Il retourne à la ^'î'^ïte et dit avant de sortir.) Et dss rien du tOUt '
Il disparaît.