SCÈNE DOUZIÈME. 20t
ADOLPHE
Vous comprenez... s'il se jette sur moi... je tends le bras., i] est embroché!
3IADAME POIIADOUR.
Ah ! mon Dieu ! mais je ne veux pas !... pauvre homme!,.. (Avec câiineîie.) Vojons, monsicur Adolphe... si je vous en priais bien... vous qui êtes si aimable avec les dames,..
ADOLPHE
Comment le savez- vous ?
MADAME POMADOUR.
Votre inconvenance de ce matin le prouve assez.
ADOLPHE, à part.
Elle est adorable I
MADAME POMADOUR.
Vous ne lui ferez pas de mal, n'est-ce pas ?
ADOLPHE
A une condition...
MADAME POMADOUR.
Laquelle ?
ADOLPHE
Personne ne peut nous entendre... (Passante droite.) Vous me rendrez...
MADAME POMADOUR.
Quoi?
ADOLPHE
Mon inconvenance de ce matin.
MADAME POMADOUR.
Oh! jamais 1
Et je VOUS promets... dùt-il m'en coûter la vio..-
MADAME POMADOUR.
Vous ne le toucherez pas ?
ADOLPHE
Non, je ne ferai que parer.
MADAME POMADOUR.
Mais, si vous parez toujours, il ne vous touchera jamais.
ADOLPHE
Naturellement.
MADAME POMADOUR.
Eh bien, alors?
ADOLPHE
Quoi?
MADAME POMADOUR.
Ce sera un duel ridicule.
ADOLPHE
Infructueux.
MADAME POMADOUR.
On se moquera de nous...
ADOLPHE
Damel je ne sais plus que vous proposer, moi... Voyons, voulez-vous que je lui fasse seulement une petite piqûre à la main?
MADAME POMADOUR.
Oh! non!
ADOLPHE
Une simple égratignure... Vous meitrez dessus ?in peu de taffetas d'Angleterre.