SCÈNE CINQUIÈME
c'est de vouloir épouser une jolie personne comme toi... Je suis ton nouveau prétendu.
OLYMPE
Toi? Mais prends bien garde 1
Moi prendre garde?... (Elle s'avance meùaçante sur Olympe,
qui recule effrayée.) Un militaire, uu officier, un hussard I Maintenant, du papier, une plume...
Elle va à la table placée à droite.
OLYMPE
Que vas-tu faire?
AMÉLIE
Je vais écrire à ton père... J'ai mon idée... ce sera court mais nerveux!
Elle écrit.
OLYMPE
Comme nous allons nous amuser! (Elle sonne. — Antonin entre.) Ântouin, préparez tout de suite pour monsieur la chambre verte.
ANTONIN
Oui, mademoiselle.
Il sort par la droite.
AMÉLIE
Tiens, voici ma lettre. . . Trois lignes d'éloquence. (Lisant.) «. Monsieur, je suis gentil, bien tourné, jeune et hussard; j'aime mademoiselle votre fille, je vous demande sa main... Causons-en! — Nota. Je suis pressé, corbleul .■*-
ANTONIN, rentrant.
Maden'oiselle, la chambre est prête.
ALYMPE.
C'est bien.
Î3i f.E MAJOR CRAVACIIOrf.
Ali K LIE, à Aatonin.
Mon garçon, tu vas remettre cette lettre à M. Gravachoa
A.NTONIÎf.
Ça suffit
AMÉLIE
Tout de suite, entends-tu?
AWTONIN, se rang-eant pour la laisser passer et saluant militairement.
Oui, mon lieutenant.
AMÉLIE, passant.
A la bonne heure, corbleu 1
OLYMPE, passant à son tour devant Àntnnin.
A la bonne heure, corbleu 1