‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 159 sur 303 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

A.NTONIN, DERVIÈRES.

DERYIÈRES.

Holà! hé! personne!... (Apercevant Antonin, brusquement.)

M. Cravachon?

ANTONIN, à part.

Ah! un monsieur... (Haut.) Vous demandez?

DERYIÈRES.

M. Cravachon? Est-ce qiie vous êtes sourd?

ANTOAIX, niaisement.

Oh! que non, monfieur, je ne suis pas soard... (s'appioehant.) Par exemple, j'ai un oncle qui l'est, ."ourd, mais qui l'est...

230 LE MAJOR CRAVAGHOl^.

IX£RVIÈnES.

M. Cravachon.

ANTON IN, sans l'écouter.

Comme un pot, sauf votre respect.

DERVIÈRES, s'emporeS:2ê.

Ah çà! veux -tu me répondre?

ANTONIN

Il est sorti. (Reprenant.) Ça lui est arrivé bien drôlement, allez...

DERVIÈRES.

Mademoiselk Cravachon?

ANTONIN

Elle est occupée... elle cause avec un hussard.

DERVIÈRES, à part.

Un hussard?

Oui. (Reprenant.) Il ne s'attendait à rien, le pauvre cher homme... quand, tout à coup...

DERVIÈRES, le poussant violeramenl.

Ah çà! vas-tu te taire, imbécile I

ANTONIN

Oui, monsieur.

DERVIÈRES.

Va-t'en! j'attendrai.

ANTONIN, s'en allant.

Oui, monsieur.

DERVIÈRES, traversant le théâtre de droite à gauche Un Kussardl... (Plus haut.) Icil

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