SCÈNE NEUVIEME. Ui
OLYMPE
A la rigueur je pourrais me passer
D'une haute naissance, Mais je voudrais qu'il sût un peu valser,
Et qu'il chérit la danse ; Pourvu qu'il fasse enfin ma volonté.
Qu'il soit toujours d'humeur joyeuse, Et qu'il n'aime pas trop sa liberté,
Je sens qu'il peut me rendre heureuse.
DERVIKRES.
Vraiment, il vous faut tout cela ?
OLYMPE
Oui, j'ai rêvé ce mari-là...
Etc.
DERVIÈRES, à part.
Elle est ravissante I
OLYMPE
Ah! j'oubliais une condition... oh ! mais très-importantel Je ne pourrais jamais me résoudre à épouser un homm« emporté, querelleur, qui eût des duels enfin I
DERVIÈRES.
Fi donc! (a part.) Comme ça se trouve.
OLYMPE
Voilà tout, monsieur.
DERVIÈRES.
C'est extraordinaire, tout ce que vous aimez, je l'aime, tout ce que vous détestez, je le déteste.
OLYMPE, avec joie.
Vraiment? Ah ! qu'on a bien raison de s'expliquer franchement ! Voilà ce que les parents ne veulent pas comprendre... Si mon père savait que je vous ai vu... que je vous VII. 14
242 LE MAJOR CRAVACHON.
ai parlé... Ah! mon Dieu! je l'entends!... il ne faut pas qu'il se doute... (saluant solennellement.) Monsieur, je vous permets d'aspirer à ma main.
KUô Sort par la seconde porte de gauche.